Téléthon 2019

Animations du 7 décembre 2019

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Résumé en images


Rando Trail  du 24 novembre 2019

dans les gorges de Thizon : 244 participants

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Quelques photos

Le repas des Fauves

A l’invitation du club de l’Amitié, une troupe de Chateauroux  (La Compagnie de la Vieille Prison) est venue à Verneix interpréter  le samedi 2 février une pièce de théâtre “Le repas des Fauves”.

Une centaine de personnes ont assisté à ce spectacle et ont apprécié l’excellent divertissement offert par 9 talentueux comédiens à l’énergie débordante.

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Quelques photos

Le Petit Patrimoine

Les Croix réparties sur la commune

  • La croix de la place du Bourg

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  • La croix des Clayolles

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  • La croix des Audevants

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  • La croix de Fragne

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  • La croix du Saint Georges

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  • La croix de la Loge

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  • La croix de Savigny (chemin de la Tuilerie)

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  • La croix de la Châtre

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  • Les croix du cimetière

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Le Puits du Picard

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Les roues d’un ancien moulin à huile

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Les statues à l’église

  • Une vierge polychrome datant du XVIème siècle tenant l’enfant du bras gauche, statue classée monument historique en 1958.

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  • Saint Laurent

    -* Saint Blaise

Hommage aux morts de la guerre 1914-1918

En mémoire des 57 morts de Verneix 

A l’occasion du centième anniversaire de la fin de la guerre 1914-1918, souvenons nous que 57 habitants de Verneix sont morts pour la France , laissant des épouses veuves avec des enfants orphelins de pères, des parents meurtris dans la douleur avec la perte d’un, deux, voire trois fils (comme la famille Desternes).

Vous trouverez ci dessous la liste de ces 57 morts, avec les renseignements sur leur famille obtenus et publiés par l’association des Anciens Combattants (cliquer sur le nom)

Vous pouvez trouver d’autres renseignement sur le site memorialgenweb

FRANCOIS Hippolyte mort le 9 août 1914 à 22 ans
GEORGES Jean Baptiste mort le 22 mai 1918 à 40 ans
GODIGNON Jean mort le 13 juin 1918 à 21 ans
GOUYAT Antoine mort le 14 juillet 1915 à 34 ans
GUILLEMARD Joseph Eugène mort le 16 juillet 1916 à 23 ans
HUGUET Louis  Antoine mort le 22 août 1914 à 29 ans
LAGARDE Antoine Louis mort le 22 août 1914 à 23 ans
MATHONNAT Jean mort le 9 septembre 1914 à 31 ans
MAZOIS Antoine mort le 1er mars 1915 à 31 ans
MICHARD Victor mort le 21 février 1916 à 44 ans
PASSAT Jean mort le 12 avril 1917 à 37 ans
ROBIN Victor mort le 2 janvier 1917 à 22 ans
VINCENT Pierre mort le 2 septembre 1914 à 25 ans
ALAJOUANINE Alexandre mort le 27 octobre 1918 à 32ans
ALAJOUANINE Eugène mort le 26 septembre 1915 à 20 ans
AUCLAIR Alphonse mort le 20 août 1917 à 22 ans
AUJON Louis Bartélémy mort le 10 juillet 1915 à 20 ans
AUJON Victor mort le 26 octobre 1915 à 20 ans
BERNARDIN Eugène mort le12 octobre 1918 à 32 ans
BOURDIER Eugène mort le 2 juin 1918 à 30 ans
BOURGEON Jules mort le 28 août 1917 à 34 ans
BOURICAT Pierre mort le 22 août 1918 à 22 ans
BROCHARD Jean Antoine mort le 5 octobre 1916 à 32 ans
BRUNAT Henri mort le 22 août 1916 à 27 ans
CAILLOT Jean Etienne mort le 20 août 1914 à 26 ans
CAJAT Jean Baptiste mort le 15 avril  1917 à 26 ans
CHABANCE Alexandre mort le 17 juin 1915 à 22 ans
CHABANCE François mort le 26 novembre 1916 à 21 ans
COUTIL Antoine Eugène mort le 23 octobre 1915 à 20 ans
DAUTRY Jean mort le 4 août 1916  à 46 ans
DEBESSON Albert mort le 13 mai 1915 à 23 ans
DECHERY Louis mort le 3 octobre 1914 à 36 ans
DENIZARD Jean Emile mort le 1er juin 1917 à 40 ans
DENIZOT Alphonse Louis mort le 22 juillet 1918 à 21 ans
DENOUX Henri Raoul mort le 20 novembre 1914 à 24 ans
DESFORGES Jean Baptiste mort le 13 septembre 1918 à 28 ans
DESTERNES André mort le 4 novembre 1914 à 35 ans
DESTERNES Claude mort le 28 décembre 1918 à 36 ans
DESTERNES Louis mort le 3 septembre 1918 à 29 ans
DUBOUCHET Léon mort le 14 juillet 1917 à 20 ans
DUPRAT Baptiste mort le 25 septembre 1915 à 21 ans
DURON Pierre mort le 28 juillet 1916 à 37 ans
DUVERGER Victor mort le 25 septembre 1915 à 27 ans
FANNECHERE Simon Augustin mort le 8 septembre 1914 à 27 ans
GATEUILLE Baptiste mort le 19 novembre 1914 à 21 ans
GODIGNON Eugène mort le 19 septembre 1918 à 23 ans
GODIGNON Jean mort le 10 juillet 1915 à 34 ans
GRELLET Armand Louis Raphael mort le 4 avril 1918 à 21 ans
HUGUET Etienne Henri mort le 21 décembre 1918 à 37 ans
JINGEON Jean Baptiste mort le 9 août 1917 à 42 ans
LANEURY Jean Baptiste Louis mort le 23 avril 1915 à 36 ans
MATHONNIERE Pierre mort le 24 août 1914 à 21 ans
MICHARD Gilbert mort le 16 août 1917 à 35 ans
MICHARD Jean Louis mort le 9 avril 1916 à 28 ans
PERNIERE Jean mort le 3 septembr3 1914 à 21 ans
SADRIN François Albert mort le 30 mars 1918 à 21 ans

 

 

 

 

 

 

ALAJOUANINE  Alexandre  mort le 27 octobre 1918 à 32 ans

ALAJOUANINE Eugène mort le 26 septembre 1915 à 20 ans
AUCLAIR Alphonse mort le 20 août 1917 à 22 ans
AUJON Louis Bartélémy mort le 10 juillet 1915 à 20 ans
AUJON Victor mort le 26 octobre 1915 à 20 ans
BERNARDIN Eugène mort le12 octobre 1918 à 32 ans
BOURDIER Eugène mort le 2 juin 1918 à 30 ans
BOURGEON Jules mort le 28 août 1917 à 34 ans
BOURICAT Pierre mort le 22 août 1918 à 22 ans
BROCHARD Jean Antoine mort le 5 octobre 1916 à 32 ans
BRUNAT Henri mort le 22 août 1916 à 27 ans
CAILLOT Jean Etienne mort le 20 août 1914 à 26 ans
CAJAT Jean Baptiste mort le 15 avril  1917 à 26 ans
CHABANCE Alexandre mort le 17 juin 1915 à 22 ans
CHABANCE François mort le 26 novembre 1916 à 21 ans
COUTIL Antoine Eugène mort le 23 octobre 1915 à 20 ans
DAUTRY Jean mort le 4 août 1916  à 46 ans
DEBESSON Albert mort le 13 mai 1915 à 23 ans
DECHERY Louis mort le 3 octobre 1914 à 36 ans
DENIZARD Jean Emile mort le 1er juin 1917 à 40 ans
DENIZOT Alphonse Louis mort le 22 juillet 1918 à 21 ans
DENOUX Henri Raoul mort le 20 novembre 1914 à 24 ans
DESFORGES Jean Baptiste mort le 13 septembre 1918 à 28 ans
DESTERNES André mort le 4 novembre 1914 à 35 ans
DESTERNES Claude mort le 28 décembre 1918 à 36 ans
DESTERNES Louis mort le 3 septembre 1918 à 29 ans
DUBOUCHET Léon mort le 14 juillet 1917 à 20 ans
DUPRAT Baptiste mort le 25 septembre 1915 à 21 ans
DURON Pierre mort le 28 juillet 1916 à 37 ans
DUVERGER Victor mort le 25 septembre 1915 à 27 ans
FANNECHERE Simon Augustin mort le 8 septembre 1914 à 27 ans
FRANCOIS Hippolyte mort le 9 août 1914 à 22 ans
GATEUILLE Baptiste mort le 19 novembre 1914 à 21 ans
GEORGES Jean Baptiste mort le 22 mai 1918 à 40 ans
GODIGNON Eugène mort le 19 septembre 1918 à 23 ans
GODIGNON Jean mort le 13 juin 1918 à 21 ans
GODIGNON Jean mort le 10 juillet 1915 à 34 ans
GOUYAT Antoine mort le 14 juillet 1915 à 34 ans
GRELLET Armand Louis Raphael mort le 4 avril 1918 à 21 ans
GUILLEMARD Joseph Eugène mort le 16 juillet 1916 à 23 ans
HUGUET Etienne Henri mort le 21 décembre 1918 à 37 ans
HUGUET Louis  Antoine mort le 22 août 1914 à 29 ans
JINGEON Jean Baptiste mort le 9 août 1917 à 42 ans
LAGARDE Antoine Louis mort le 22 août 1914 à 23 ans
LANEURY Jean Baptiste Louis mort le 23 avril 1915 à 36 ans
MATHONNAT Jean mort le 9 septembre 1914 à 31 ans
MATHONNIERE Pierre mort le 24 août 1914 à 21 ans
MAZOIS Antoine mort le 1er mars 1915 à 31 ans
MICHARD Gilbert mort le 16 août 1917 à 35 ans
MICHARD Victor mort le 21 février 1916 à 44 ans
MICHARD Jean Louis mort le 9 avril 1916 à 28 ans
PASSAT Jean mort le 12 avril 1917 à 37 ans
PERNIERE Jean mort le 3 septembr3 1914 à 21 ans
ROBIN Victor mort le 2 janvier 1917 à 22 ans
SADRIN François Albert mort le 30 mars 1918 à 21 ans
VINCENT Pierre mort le 2 septembre 1914 à 25 ans

 

 

Travaux

Réalisés en 2020

Réalisation d’une aire de camping cars

Diaporama : du vieil hangar de la CUMA à l’aire de camping cars

 

Entretien de la voirie communale

Réalisés en 2019

Construction d’une Micocrèche
Opérationnelle depuis le 2 septembre 2019
Inaugurée le 20 septembre 2019

Réalisés en 2018

Rénovation de la mairie

Les travaux sont terminés et la nouvelle mairie est opérationnelle depuis lundi 3 décembre.

Réalisés en 2017

Réalisés en 2016

  • Réfection du logement de l’école du Haut.dsc03633-cdsc03622-cdsc03626-cdsc03630-c
  • Réfection façade de l’école du Haut.2016-ecole-du-haut
  • Mise en accessibilité des sanitaires de la salle polyvalenteimg-0321-cimg-0322-cimg-0323-cLire l’article de la Montagne

Réalisés en 2015

Extension du hangar communal

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Création d’un Colombarium
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Réfection Voirie Bedun Bujasse Faye
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Mise aux normes de l’assainissement du Bourg
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Réfection du chemin des Tanières à Savigny
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Sécurisation du pont des bois brûlés
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Réfection du muret devant le restaurant
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Remplacement des portes de la salle polyvalente
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Réalisés en 2014

Réfection des toilettes publiques
toilettes
Réfection d’une partie de la toiture du logement de l’école
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Remplacement du mobilier de la cantine
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Entretien Voirie
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Photos anciennes

 

Chemins de randonnées

Le circuit des clochers

Circuit de 180 km reliant 27 clochers des communes environnantes de Commentry composant la paroisse de la Sainte Famille
Des fiches parcours sont disponibles sur le blog http://paroissedelasaintefamille.over-blog.fr/2017/09/commentry-chamblet.html

Chemins de randonnée balisés de la communauté de communes

Un guide de randonnées comprenant les 12 chemins crées sur le territoire (descriptif, cartographie, photographies,…) est en vente 5€ à la Communauté de Communes, à la Maison du Tourisme de Néris-les-Bains et à la Maison de la Presse de Commentry

Randonnée autour de Mirebeau

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Plan sous format pdf rando

Eglise

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En 802, Charlemagne restitue à l’abbaye de Saint-Denis 18 églises dont celle de Verneix en Bas Berry.

L’actuelle église a remplacé, en 1885, une église romane sous l’invocation de Saint Laurent, martyr et patron de la paroisse.

La décision de sa construction fut prise lors de la réunion du Conseil Municipal du 30 mai 1880 sous la présidence de monsieur Guillaumain, maire de l’époque.

 

 

 

Des modifications de plans furent demandées :

* Le remplacement de la brique qui était utilisée dans les contreforts croisés, par de la pierre de taille afin d’assurer la solidité et la conservation de l’édifice

* l’exposition sud-est. Cette exposition contraire à l’usage établi, fut imposée par la situation des lieux.

Le 15 juillet 1958, à la suite d’un orage, les vitraux et une partie du clocher furent endommagés. A l’occasion des travaux de réparations, toute la toiture a été refaite et les vitraux ont été rénovés.

Créée en 1998, l’association des amis de Saint Laurent s’est attachée à la restauration et à l’entretien de l’intérieur de l’église, en partenariat avec la municipalité. Ainsi toutes les peintures intérieures ont pu être refaites à l’identique ; et cela mérite le détour d’une visite à Verneix.

voir le diaporama des travaux 

On pourra aussi y voir :

* un chemin de croix datant de la fin du XIXème siècle

* une vierge polychrome datant du XVIème siècle tenant l’enfant du bras gauche, statue classée monument historique en 1958.

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Canon

canon2-539x404Cette pièce d’artillerie est un canon bavarois, de calibre 88, démuni de sa culasse mobile et de ses appareils de visée, pris à l’ennemi au cours de la guerre 14-18.

Après la fin de la première guerre mondiale, le gouvernement offrit des trophées aux communes qui, comme Verneix avaient été particulièrement éprouvées, ainsi qu’en témoigne le nombre de tués figurant au monument aux morts (57 morts pour une population de 900 habitants).

Le conseil municipal ayant accepté cette offre, le maire fut avisé un jour d’avoir à prendre livraison d’une pièce d’artillerie en gare des Trillers.

Des volontaires se chargèrent d’aller chercher l’engin avec quatre bons bœufs qui, paraît-il peinèrent pour monter la côte du fer à cheval.

Le canon fut placé sous les platanes, entre l’église et la bascule où il trôna pendant une quinzaine d’années.

Puis il devint gênant lorsqu’on décida de construire un petit quai de débarquement. Alors on le rapprocha de l’église. Pendant la deuxième guerre mondiale, les Allemands, lors de leur passage, le regardèrent avec curiosité, mais le dédaignèrent.

Les années passant, les intempéries laissaient des traces. La peinture s’écailla par plaques, la rouille apparut. Le pauvre canon n’était plus guère décoratif. Certains suggéraient que la commune ferait mieux de le vendre à un ferrailleur.

Proposition absurde : la commune est dépositaire de l’engin qui reste propriété de l’état. On le relégua du côté nord de l’église, où il était moins moins visible.

Mais peu à peu, le bois des roues se mit à pourrir ; des morceaux des rais ou des jantes se détachaient. Le canon devenait dangereux, surtout pour les enfants qui aimaient y venir jouer. On l’étaya avec des pièces de bois et des agglos.

Enfin au cours de l’année 1972, la bonne solution fut trouvée : M. Henri PASQUET, ancien combattant et charron retraité, décida, malgré ses 74 ans, d’essayer de remplacer les roues.

Ce fut un travail de longue haleine. Il dut d’abord se procurer le bois d’acacia nécessaire. Il fallut, à l’aide de crics, soulever l’affût et le tube et les placer sur un socle provisoire. Il fallut déposer les roues, les transporter à l’atelier.

Pendant longtemps notre brave charron travailla avec acharnement. Les roues du canon ne correspondaient pas aux normes des roues de tomberaux ou de carioles.

En se basant sur les morceaux encore presque intacts, il réussit à façonner les rais et les éléments de jantes, puis les assembla pour réaliser des roues neuves. Le cerclage attira bon nombre d’aides bénévoles.

Et bientôt le canon fut monté sur ses belles nouvelles roues.

L’employé communal fut chargé de gratter tout le métal de la pièce afin de le débarrasser des diverses couches de peinture et de la rouille, en vue de le repeindre dans la couleur d’origine.

Mais quelle était cette couleur ? Un officier, spécialiste des armes, fut consulté et déclara que le canon n’était pas autrichien, comme on le croyait, mais bavarois. Aucun exemplaire ne figurant au musée de l’armée en France, il fallut obtenir les renseignements…. en Angleterre. Après des semaines d’attente, notre canon put être revêtu d’une belle peinture gris-bleu.

Après la réalisation de l’adduction d’eau, le puits de la place était devenu inutile. La margelle fut démolie et les maçons recouvrirent l’orifice d’une solide dalle en béton armé, et c’est sur cette plate-forme que fut placé le canon remis sur ses roues.

Mirebeau

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Le nom du gros hameau de Mirebeau (Mirabellum, Mirabelle), du verbe mirer, regarder, et de l’ancien français bel ou beau, fréquent dans maints noms de châteaux, indique assez qu’il fut un poste fortifié et de surveillance sur une hauteur culminante, à large horizon. Là, s’est dressé un château sur motte, entouré d’une triple enceinte de défenses. De la motte du château, il ne reste que peu de vestiges, mais les cartes anciennes (Cassini en particulier), les cartes actuelles et la photo aérienne restituent bien l’emprise de ce terroir circulaire dans le parcellaire.

Le château était construit sur la pente du plateau, orientée au nord et un peu au-dessous du point culminant, peut-être pour assurer l’alimentation en eau des fossés. Mais du haut de son donjon, la vue portait à l’entour, sur tout le cercle d’horizon, soit la moitié ouest du Bourbonnais, la vallée au-delà du Saint-Amandois, les plateaux de Combraille et jusqu’à la Marche… Sa situation justifie bien le nom de ce château…

La motte ne semble pas avoir été très conséquente, à peine encore marquée sur le terrain. On peut voir son tracé circulaire sur le vieux plan cadastral, ainsi que d’un canal étroit qui la séparait de la basse-cour, à l’intérieur de la première enceinte bordée d’un large fossé. Ce dernier, totalement circulaire et intact au XIXème siècle, existe encore en partie. Le fossé extérieur était encore bien marqué et rempli d’eau; il n’en reste que quelques mares. Quant à la troisième défense, elle se développait au large, encerclant un terroir de près de 40 ares, circulaire et d’un diamètre de 750 mètres. Elle semble avoir été un chemin bordé d’une haie épaisse. Le parcellaire intérieur était organisé comme les rayons d’une roue. Ce terroir, l’un des plus beaux et des mieux conservés de France, se situait au carrefour de deux voies, l’une nord-sud , et une voie transversale, de Saint-Victor vers Bizeneuille

En 1294, Guillaume, Jean, Barthélémy et Mathieu, fils de feu Andraud de Varennes, vendent à Guillaume Parpoint, bourgeois de Montluçon, pour le prix de 35 livres, leur mas de Mirebeau – Mirabel -, avec toutes ses appartenances, sis près de la métairie de Mathieu de Baraciet et du bois de la Fayolle, le tout chargé de 20 sols tournois de cens annuel envers le sieur de Mirebeau .

En 1322, Gauvain II de Blot rend foi et hommage pour sa femme Mahaut, du fief et seigneurie de Mirebeau.

En 1569, le sieur de Mirebeau est vassal justicier de la châtellenie de Hérisson.

En 1664, le sieur des Champs, de Mirebeau, est lieutenant de la châtellenie de Montluçon, « et a toutes les charges à lui seul ». Il est cependant considéré comme de « médiocre capacité ».

Après la Révolution, cet ancien lieu noble est en possession de Francis Marier, marquis de Rochedragon qui lègue à sa fille, en 1826, le grand et le petit domaine de Mirebeau, ainsi que les domaines des Floux (ou Esfloux), de Villesoule et des Picards.

Le château de Mirebeau n’a certainement pas connu de hauts faits d’armes, mais le hameau, dispersé à l’intérieur du terroir, paraît avoir eu une certaine importance. Le vieux cadastre montre un parcellaire très morcelé et des maisons réparties à l’intérieur du grand cercle. Une chapelle a laissé son nom avec un champ de la chapelle près d’un vieux cimetière dont on ne peut remuer le sol sans déranger les ossements. Un prieuré y est encore mentionné en 1792, comme dépendant de l’ordre de saint Benoit de Souvigny. Une maison, dénommée l’ « ancienne Mairie » porte un écusson. On montre encore la vieille école « pour les fils de riches » et celle « pour les pauvres », souvenir d’une époque où les enfants étaient éduqués suivant la situation de fortune des parents. Çà et là, on remarque des réemplois sculptés, pouvant provenir du château, de la chapelle ou de maisons de notables. Bref, Mirebeau – Mirbaud – eut un riche passé dont on ne connaît que peu de choses. Il y eut là un terroir florissant groupé autour de son château.

Mirebeau nous paraît être un exemple de ces « villettes » médiévales – on ignore si elle bénéficia de privilèges ou franchises – qui, contrairement à Villefranche, échouèrent dans leur urbanisation. Et pourtant, tout comme le terroir jumeau de Malicorne, cette bourgade fut créée de toutes pièces suivant un plan préconçu, et vraisemblablement par les ducs de Bourbonnais, dans un but précis. Comme dans tout lieu lié à l’histoire, Mirebeau passe pour abriter une poule d’or et ses poussins.

La carte de Cassini montre l’existence d’un large chemin ou allée bordé de végétation reliant Mirebeau à Villesoule. Les deux sites ont dû être intimement liés. Une visite à ce village nous a permis de constater dans les matériaux de démolition d’une vieille grange construite en 1781, la présence d’intéressants réemplois. Ce sont des soubassements de colonnes, des chapiteaux, des fragments de sarcophage en calcaire du Berry. D’après le propriétaire de cette grange, les matériaux proviendraient de Mirebeau, et pourraient être les vestiges de la chapelle.

Ces sculptures et pierres réutilisées nous donnent deux indications. D’abord, la démolition de la chapelle se situerait vers le milieu du XVIII’ siècle. Ensuite, la présence de sarcophages en calcaire, dégagés habituellement sur des emplacements mérovingiens ou carolingiens, confèrerait au site de Mirebeau une origine antique, antérieure au château à motte d’origine féodale. Sans doute ce fait reste normal, sur un site culminant, au passage d’une voie antique.

Il est vraisemblable que Mirebeau ait été relié à Malicorne par une liaison directe. Cette voie a dû passer par les lignes de crête et à des gués importants. On peut la suivre, en partant de Mirebeau par la Croix de Fragne, les hauteurs de Crochavant, le Theix, la Gane, le Gratelet, Chavroche, où existait une motte, le gué de Beau¬franc on dit aussi de Salvert, dominé par une « garde » , Chambouly, Urciers et Malicorne, d’où elle continuait vers Colombier. Cet ancien chemin était encore dénommé, au XVIII’ siècle, chemin de Mirbaud à Colombier .

Le Château de Fragne

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Le château de Fraigne ou Fragne (de frêne) a derrière lui une longue histoire.

En 1300, Jean de la Mousse, chanoine du chapître Saint-Sauveur d’Hérisson, rend foi et hommage au duc de Bourbonnais, pour son Hostel, terre et seigneurie de Fraigne et pour les dîmes de Chazelles et la Bruyère, paroisse de Maillet.

En 1386, Marguerite de la Mousse, damoiselle, femme de Louis de Saint-Aubin, dit de Sarregoce, fait hommage au duc pour l’hostel de Fraigne, terre et seigneurie, ainsi que pour le moulin dit « Guan de Beuf »…

En 1405, Jean du Peschin, écuyer, seigneur de Montfand, et le procureur du duc du Bourbonnais, joint avec lui, transigent avec Jean de Fraigne, seigneur dudit lieu, pour raison de dîmes et lieux de Fraigne et du Mas de Lonzet (Lonzier). Par cet accord, Jean de Fraigne reconnaît que « lesdits lieux de la paroisse de Verneix et que sur iceux, le duc de Bourbonnais et le seigneur de Montfand ont droit de prendre chacun pour leur quote-part toutes les dîmes en blés, vins, chanvres, bêtes et autres choses… » L’emplacement de ce mas de Lonzet paraît correspondre aux Longières près de la Châtre.

En 1569, Nicolai signale le sieur de Fraigne, non justicier , comme vassal de la châtellenie de Hérisson. La famille des comtes de Fraigne fut également en possession de Chaloche, Bizeneuille et La Vaux-de-Cosne…

Cet ensemble architectural régulier, du XVIIIème siècle, a subi quelques remaniements plus récents. Il se compose d’un corps de bâtiment à trois niveaux, dont un de comble à nombreuses ouvertures. Ce bâtiment donne sur une terrasse à balustrade à laquelle on accède par deux escaliers latéraux symétriques. Tout est d’ailleurs symétrie dans ce château. La partie centrale est surmontée d’un haut campanile, tandis que deux ailes en avancée rompent l’alignement de la façade. Du haut du toit surgissent lucarnes et cheminées élancées. Ce bâtiment central est prolongé sur ses pignons par deux porches suivis de pavillons latéraux dont celui de gauche sert de chapelle.
Au centre d’un beau parc, on remarque également une vieille tour rénovée à archères, reste possible d’une construction plus ancienne. Fragne est l’un des châteaux les plus élégants de la région. Il paraît avoir été jadis entouré d’un fossé dont subsiste un grand arc de cercle sur le cadastre ancien.